L'Appel de Londres

I've composed this soundtrack as a promotional bonus for the launch of L'Appel de Londres, a novel written by my 30 year old friend Philippe Castelneau, (Publie.Rock Editions). Text, Video and words by Philippe. A older mix can be found on the publisher's bonus section but the one I post here is better :)


« Sept ans ont passé, je suis à Londres et je me souviens de Tokyo. Cette photo-là n’a rien à voir, et pourtant. Je ferme les yeux. Einstein on the Beach. La musique de Philip Glass, le rêve se poursuit. La nuit à Londres rappelle la nuit à Tokyo. À Tokyo je sors de l’hôtel, les taxis vert bouteille alignés ont leurs moteurs qui tournent, les chauffeurs aux gants blancs fument en attendant le client, imperturbables. À Londres les taxis sont noirs, ils passent en silence. À Tokyo je marche jusqu’à épuiser la nuit. Je traverse Roppongi, je cours pour rejoindre la tour de Tokyo. En chemin, les vieux qui vont se coucher dans les parcs, les buildings, les lumières, le bruit des pachinkos les néons des combinis la ville de métal et de verre : la nuit à Tokyo, ça n’existe pas, le noir complet n’existe pas, c’est un voile qui tombe sur la cité ; les vieux s’endorment le voile tombe quelque chose se lève qui occupe la ville, quelque chose autre qui vient occuper la nuit. Tout le voyage, mon appareil photo n’a pris que des photos floues, souvenirs imprécis d’un rêve incertain, photos presque effacées, ombres fondues, images vagues d’un songe vaporeux. Dans la nuit le monorail Yurikamome traverse la baie pour rejoindre l’île d’Odaiba. Je suis debout dans le wagon vide au-dessus du Rainbow Bridge, le visage  collé à la vitre, la pluie fine, les gouttes glissent sur ma joue de l’autre côté. À Londres il pleut aussi, je marche d’un pas rapide, Londres ou Tokyo, c’est pareil, toujours la nuit je marche. Je cours encore, toujours je cours. Je cours pour me retrouver, mais c’est chaque fois trop tard. » 
Extrait de: Philippe Castelneau. « L'appel de Londres. »

"Seven years have passed, I am in London and I remember Tokyo.
This photograph is not at all related, but still. I close my eyes. Einstein on the Beach. Philip Glass’s music, the dream goes on...
London by night reminds me of Tokyo by night.
In Tokyo I step outside of the hotel, the green taxis are lined up, engines humming, their drivers in white gloves are smoking, waiting for clients, unflappable.
In London, taxis are black, they pass by silently.
In Tokyo, I walk till the night runs out. I walk through Roppongi, I run towards the Tokyo tower.
On the way, elders go to sleep in the parks... the buildings, the street lights, the pachinkos sounds the combinis neons the city of metal and glass: night in Tokyo, it never exists. Total dark never exists, it’s a veil that falls over the city.
The elders fall asleep, the veil falls, something is rising now, inhabiting the city, some ‘other’ thing, comes occupying the night.
During my trip, my camera could only shoot blurry pictures, hasy memories of an uncertain dream, photos almost faded, dissolving shadows, vague pictures of some misty fantasy
In the night, the Yurikamome monorail speeds across the bay to get to the island of Odaiba.
I am standing in the empty car over the Rainbow Bridge, my face pressed against the window, the thin rain, raindrops slip on my cheek on the other side.
In London, it also rains, I walk at a fast pace, London or Tokyo, it’s the same, always,at night, I walk.
(I run again, I run, always.)
I run to find myself again, but it’s always too late (bis)"

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